Piana Dei Castelli Malvasia Puntinata 2015

Coordonnées

Nom
Piana Dei Castelli Soc. Agr. Arl.
Matteo Ceracchi
Adresse
Via Fontana Acquavivola, 7
00049 Velletri (Roma)
Téléphone
+39 0688920692
Fax
+39 0688920692
Courriel
info@ceracchi.com
Site
www.pianadeicastelli.com

L’Indicazione Geografica Protetta Lazio (Indication Géographique Protégée Latium) correspond à l’entièreté du territoire administratif de la Regione Lazio (Région du Latium).
Les limites de cette vaste I.G.P. sont : Toscane et Ombrie au nord, Marche et Abruzzes à l’est, Molise et Campagnie au sud, mer Tyrrhénienne à l’ouest.

Autant dire que le cahier des charges la concernant est très souple (01).

Ainsi, les cépages admis sont définis comme étant ceux traditionnellement cultivés dans l’aire de production.

Parmi ceux-ci, le cépage blanc autochtone qu’est la Malvasia del Lazio appelée aussi Malvasia puntinata (02). Ce dernier nom est issu du point marron qui apparaît à la surface de la baie arrivée à maturité.

Cette Malvasia del Lazio est membre de la grande et complexe famille des Malvasia.

On notera dès à présent que ce cépage est admis au sein de la Denominazione di Origine Controllata Velletri située dans le Latium.

Le domaine Piana Dei Castelli (03) – dirigé par Matteo Ceracchi – est implanté à Velletri, au sud-est de Rome, dans la région des Castelli Romani (04).

Petit détour historique : Velletri est connu dans l’Antiquité romaine sous le nom de Velitrae. C’est dans un de ses vignobles qu’a été découverte, suite aux fouilles d’une villa romaine en 1797, la Pallas de Velletri, statue de marbre antique qui se trouve aujourd’hui au Louvre. Elle représente la déesse Pallas Athéna.

Revenons au sujet.

Dans les cultures, nulles substances chimiques. Ni pesticides, herbicides ou fongicides.

Le domaine refuse de revendiquer la D.O.C. Velletri (tout en affirmant sa fierté de travailler ce terroir) et mentionne ne revendiquer que la seule Indicazione Geografica Protetta Lazio .

Cependant, la lecture des étiquette et contre-étiquette de la cuvée 100 % Malvasia puntinata 2015 (05) ne donne aucune précision d’origine.

Elle est vinifiée sans produit chimique ou de synthèse.

Le vin n’est ni filtré, ni clarifié : la présence éventuelle de résidus de CO2 s’avère naturelle.

« Ogni bottiglia puo’ essere diversa » (06) mentionne la contre-étiquette. Et à juste titre !

Une fois, le nez évoluera de la croûte de fromage vers des notes plus ou moins florales (pistil). Une autre bouteille vous voyagera entre le vieux fût et l’ananas confit.

La bouche est elle aussi difficilement saisissable : soit fraîche et sèche, voire très sèche. Ou de type demi-sec (avec des flaveurs de kumkat).

Dans le même ordre, l’appréciation de la finale s’avère une notion relative. Longue ? Très longue ?

La Malvasia puntinata 2015 est à maturité. Mais vu sa nature difficilement saisissable, les accords s’avèrent difficiles, ou au contraire – justement ! – multiples.

Sachez qu’il a été apprécié avec une croûte de lard gras ‘Gran Reserva’ (de type colonnata) sur toasts chauds, et une pasta e ceci (soupe aux pâtes et pois chiches, outre de la tomate).

Laissez-vous transporter. Laissez-vous évoluer sur un vin évolutif.

(01) On se bornera à mentionner de manière synthétique la production dans les couleurs bianco (blanc), rosso (rouge) et rosato (rosé). Les types sont tranquillo (tranquille), frizzante (pétillant), spumante (mousseux), passito (issu de raisin surmûri ou séché), vendemmia tardiva (vendanges tardives) et novella (nouveau).

(02) Ou encore Malvasia nostrale, Malvasia gentile ou Malvasia col puntino.

(03) Piana Dei Castelli se traduit par ‘château plat’.

(04) Plus précisément : au plan administratif, Velletri relève de la ville métropolitaine de Roma Capitale (Rome Capitale).

(05) 13 %.

(06) Traduction : ‘chaque bouteille peut être différente’.


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Mouthes Le Bihan cuvée ‘Pérette et les noisetiers’ Côtes de Duras blanc sec 2009

Coordonnées

Nom
Catherine et Jean-Mary Le Bihan
Adresse
Hameau de Mouthes
47120 Saint-Jean-de-Duras (Soumensac)
Téléphone
+33 (0) 5 53 83 06 98
Fax
+33 (0) 5 53 89 62 70
Courriel
contact@moutheslebihan.com
Site
www.mouthes-le-bihan.com/

La loi du 06 mai 1919 relative à la protection des Appellations d’Origine reconnaît celles-ci et institue une procédure judiciaire civile pour en délimiter les aires.
Saisi du contentieux par un courtier qui la contestait, le tribunal civil d’Agen se prononce le 28 juin 1927 et reconnaît l’Appellation d’Origine « vin du canton de Duras ».
Changement de système : désormais, le décret-loi du 30 juillet 1935 portant défense du marché des vins et régime économique de l’alcool institue : « (…) un Comité National des Appellations d’Origine de vins… » (1) et « (…) une catégorie d’Appellation d’Origine dites ‘Contrôlées’. Le Comité National déterminera (…) les conditions de production auxquelles devra satisfaire le vin (…) de chacune de ces Appellations Contrôlés » (2).
L’Appellation d’Origine Contrôlée Côtes de Duras est reconnue par le C.N.A.O. – qui deviendra l’I.N.A.O. – par décret du 16 février 1937. C’est l’une des premières à en bénéficier.

Elle est actuellement réservée aux vins tranquilles blanc, rouge ou rosé (3).

La zone géographique se confond avec les 15 communes du canton de Duras (4).

Nous sommes en Aquitaine, à 70 kilomètres à l’est de Bordeaux, au pays de Duras confiné entre Lot-et-Garonne, Dordogne et Gironde.
La zone géographique constitue le prolongement vers l’est du plateau de l’Entre-deux-Mers. Aussi accueille-t-elle – nous le verrons – les cépages traditionnels bordelais, lesquels – adaptés au milieu – s’y sont tout naturellement développés.
A mi-chemin entre les vallées de la Garonne et de la Dordogne, le nord de la zone géographique marque la ligne de partage des eaux entre les bassins et fait la jonction entre leurs vignobles : Entre-deux-Mers à l’ouest, Sainte-Foy Bordeaux au nord-ouest, le Bergeracois (dont Saussignac) au nord-est, Côtes-du-Marmandais au sud.
Le vignoble, exposé plein sud, s’étage sur les collines et terrasses profondément entaillés par des ruisseaux, dominant la rive droite de la vallée du Dropt qui le délimite au sud (5).

Implanté à une centaine de kilomètres de l’océan atlantique, le vignoble vit sous très nette influence du climat océanique.

Les vins blancs – qui seuls retiendront notre attention, et essentiellement les vins blancs secs – sont issus des variétés suivantes :
* cépages principaux : chenin blanc, mauzac blanc (6), muscadelle, ondenc, sauvignon blanc, sauvignon gris, sémillon,
* cépages accessoires : colombard, ugni blanc.
Pour ce qui est des assemblages, les règles sont les suivantes :
* les vins sont issus d’un ou de plusieurs cépages,
* la proportion de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 50 % de l’assemblage,
* la proportion du cépage colombard est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage.

Selon la teneur en sucres résiduels, la production se décline en :
* vins blancs secs pour lesquels la teneur est inférieure ou égale à 3 grammes/litre,
ou
* vins blancs moelleux : la teneur est supérieure à 12 grammes.

A noter que la mention « sec » figure obligatoirement sur les étiquettes des vins concernés.

Le rendement est fixé à 60 hectolitres par hectare.

L’A.O.C. Côtes de Duras regroupe quelques 70 vignerons indépendants et un peu moins de 120 vignerons coopérateurs.

Au début du XXème siècle, l’on y produit essentiellement des vins blancs moelleux ou demi-doux. Mais la désaffection après la seconde guerre mondiale pour cette production traditionnelle est telle qu’au début des années ‘60, la reconversion vers – notamment – le cépage sauvignon blanc est bien engagée. A partir de 1970, les vins blancs secs issus de ce cépage deviennent la vitrine de la région.
Ainsi, la récolte 2013 concerne un peu plus de 1.500 hectares pour une production de l’ordre de 60.200 à 60.500 hectolitres dont grosso modo 35 % en blanc sec.

A souligner : près de 20 % des surfaces viticoles cultivées dans l’A.O.C. le sont selon les règles de l’agriculture biologique : une quinzaine de domaines sont certifiés « bio » ou en conversion, ou pratiquent la biodynamie. Or, la moyenne en France des terres viticoles cultivées en bio en 2014 est de l’ordre de 8 %.

Le nom du domaine accole le hameau où il est établi et le patronyme des vignerons.
Leur première vinification remonte à 2000.
Objectif : produire du vin de qualité le plus naturellement possible.

« Pérette et les Noisetiers » – Côtes de Duras blanc sec – a changé d’étiquette en passant du millésime 2008 au millésime 2009, lequel a été dégusté (07).
La cuvée est à base de vieilles vignes (âge moyen : 60 ans) de sémillon (80 %, ce qui fait son originalité), sauvignon (20 %) outre un soupçon de muscadelle, le tout issu de deux parcelles (argilo-calcaire à silex) appelées… « Pérette » d’une part et « Les noisetiers » d’autre part.
Dans les vignes, ni désherbants, engrais chimiques ou encore produits de synthèse.
Autre gage de qualité, les vendanges s’opèrent manuellement, en cagettes avec tri à la vigne.
Toujours dans cette optique, les rendements pratiqués – 30 hectolitres à l’hectare – sont modérés par rapport à ceux autorisés.
Pour ce qui est de la vinification : débourbage par le froid, absence d’enzymage, entonnage en fûts de chêne français. La fermentation intervient spontanément sur levures indigènes.
Suit un élevage de 12 mois en fûts (1/3 neuf, 2/3 d’un vin) suivi de 6 mois de cuve.
Les interventions se limitent à la surveillance via dégustations régulières : aucun additif, (levures, enzymes, colles ou conservateurs) à l’exception du soufre à petite dose.
La quantité produite est de peu d’importance : 6.500 bouteilles.

La jolie dorée soutenue attire le regard.
Le nez oscille entre des notes beurrées, boisées et les agrumes.
A nouveau des notes beurrées en bouche, signes d’un bel élevage, certes présent mais bien intégré. Le palais s’avère ample, franc, élégant, joliment structuré
Ce vin – d’un classicisme tout bordelais, mais en sera-t-on étonné ? – montrera tout son potentiel dans au moins 5 ans, tout en pouvant déjà être apprécié dès à présent sur un plateau de fruits de mer ou une dorade royale en croûte de sel.

A noter, deux autres blancs : « la pie Colette », un sec issu majoritairement des jeunes vignes, et « La Lionne et le Désert » en moelleux.

1. Article 20 al. 1.
2. Article 21 al. 1 et 2.
3. L’Appellation d’Origine Contrôlée Côtes de Duras est reconnue le 16 février 1937 mais uniquement pour les vins blancs et rouges.
4. Par décret du 03 août 1946, les 13 communes initiales sont devenues 15. Toutes appartiennent au département du Lot-et-Garonne : Auriac-sur-Dropt, Baleyssagues, Duras, Esclottes, Loubès-Bernac, Moustier, Pardaillan, Saint-Astier, Saint-Jean-de-Duras, Saint-Sernin, Sainte-Colombe-de-Duras, Sauvetat-du-Dropt (La), Savignac-de-Duras, Soumensac et Villeneuve-de-Duras.
5. Le Dropt est un affluent de la rive droite de la Garonne.
6. Le chenin s’appelle aussi pineau de la Loire ou – localement – rouchelein ou rouchelin.
7. 13,5 %.


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Philippe Delmée cuvée ‘la Grosse Nadine’ vin de France blanc liquoreux 2011.

Coordonnées

Nom
Philippe Delmée
Adresse
2, rue Saint-Louis
(Faveraye-le Bourg)
49380 Faveraye-Machelles
Mobile
+ 33 (0) 6 15 37 22 85
Courriel
gaecleslarides@gmail.com

Qu’en est-il de l’Appellation d’Origine Contrôlée Coteaux du Layon ? De manière extrêmement succinte,  ce vignoble angevin est implanté sur  les versants de coteaux le long du  Layon, rivière d’orientation sud-ouest/nord-est en amont, puis d’orientation nord-ouest jusqu’à sa confluence avec la Loire.
Elle s’étend sur le territoire de 27 communes du département de Maine-et-Loire (01), réparties sur les rives droite et gauche.
L’A.O.C., initialement reconnue en 1950, est réservée aux vins blancs tranquilles issus du seul cépage chenin (02).
Pour ne parler que de la seule Appellation d’Origine Protégée « de base » (03), les vins doivent présenter, après fermentation, une teneur en sucres supérieure ou égale à 34 grammes par litre. Autant dire que la surmaturité, la richesse en sucre (concentrée ou non par la pourriture noble) fait partie intégrante de la récolte.
Quant au taux d’alcool minimum, il est de l’ordre – selon le cas – de 10 à 11 %.

Mais qu’est-ce qu’une A.O.C. ?

Le législateur européen a actuellement adopté une double distinction :
* les vins sans indication géographique (V.S.I.G.),
* les vins avec indication géographique.
Seule cette dernière catégorie connaît une double distinction :
* l’Appellation d’Origine Protégée (A.O.P./A.O.C.),
* l’Indication Géographique Protégée (I.G.P.).
Dans l’esprit du législateur européen, « (…) le concept de vin de qualité se fonde, entre autres, sur les spécificités attribuables à l’origine géographique du vin. Ce type de vin est identifié à l’intention du consommateur au moyen d’appellations d’origine protégées et d’indications géographiques protégées… » (04).
A.O.P. et I.G.P.  ont donc en commun d’être des noms géographiques désignant un produit viticole originaire du lieu géographique concerné.
Leur différence réside dans un degré d’exigence plus élevé quant au lien entre le vin et le terroir d’une indication géographique (05).
« (…) On entend par (…) ‘appellation d’origine’ le nom d’une région, d’un lieu déterminé ou, dans des cas exceptionnels, d’un pays, qui sert à désigner un produit (…) dont la qualité et les caractéristiques sont dues essentiellement ou exclusivement à un milieu géographique particulier et aux facteurs naturels et humains qui lui sont inhérents »
Quant à l’ « (…)  ‘indication géographique’ (c’est une) une indication renvoyant à une région, à un lieu déterminé ou, dans des cas exceptionnels, à un pays, qui sert à désigner un produit (…) possédant une qualité, une réputation ou d’autres caractéristiques particulières attribuables à cette origine géographique ».
Aussi, pour l’A.O.P.,  le lien est-il nécessairement ‘objectif’ entre le produit et le terroir (qualité et caractéristiques), alors qu’en ce qui concerne l’I.G.P., le lien peut être simplement ‘subjectif’ (réputation) voire indifférencié (autres caractéristiques particulières).

Dès lors qu’aux yeux de l’Europe (06), il « (…)  importe (…) de  définir les éléments  justifiant le lien entre les caractéristiques de la zone géographique et leur influence sur le produit final », il convenait que cet aspect soit clairement repris dans les cahiers des charges des vins avec indication géographique (07).
« Les éléments qui corroborent le lien géographique (…) expliquent dans quelle mesure les caractéristiques de la zone géographique délimitée influent sur le produit final.
(…) Pour une appellation d’origine, le cahier des charges contient (…) des informations détaillées sur la zone géographique, notam­ ment les facteurs naturels et humains, contribuant au lien, (et) des informations détaillées sur la qualité ou les caractéristi­ ques du produit découlant essentiellement ou exclusivement du milieu géographique, (ainsi qu’) une description de l’interaction causale entre  les (deux)  éléments visés (ci-dessus).
(…) Pour une indication géographique, le cahier des charges contient : (…) des informations détaillées sur la zone géographique contri­ buant au lien, (et) des  informations détaillées sur la qualité, la réputation ou d’autres caractéristiques spécifiques du produit découlant de son origine géographique, (ainsi qu’) une  description de l’interaction causale entre les (deux) éléments visés (ci-dessus).
(En outre pour) une indication géographique, le cahier des charges pré­ cise si l’indication se fonde sur une qualité ou une réputation spé­ cifique ou sur d’autres  caractéristiques liées à  l’origine géographique ».

Nouvelle question : qu’est-ce qu’un vin sans indication géographique, en l’occurrence un vin de France ?
En quelque sorte, en forçant le trait, ce n’est… rien, dès lors qu’il n’est pas défini légalement. La définition en est ‘négative’, en creux : un vin de France, c’est donc en réalité tout le reste, tout ce qui n’est pas vin avec indication géographique…
Voici quelques données en million d’hectolitres pour la production des années 2014-2015 (08) :
* A.O.P. : 22.8,
* I.G.P. : 13.0,
* V.S.I.G. : 2.2.
Le (dé)classement d’un vin comme étant sans indication géographique peut s’expliquer de deux manières :
* soit il ne répond pas aux caractéristiques analytiques techniques et/ou organoleptiques du cahier des charges d’un vin avec appellation géographique,
* soit il répond aux dites caractéristiques, mais le vigneron souhaite que sa production soit répertoriée comme vin de France.
Dans ce dernier cas, les raisons sont multiples, mais il serait ici fastidieux et inutile de les énumérer ici.

Philippe Delmée, ancien professeur de mathématique, s’installe comme vigneron à Faveraye-Machelles – progressivement, puis définitivement – directement en viticulture biologique (09).
A mettre dans cette optique à son crédit sa participation à la création de l’association ‘En Joue Connection’, association de vignerons angevins (10).

La cuvée ‘La Grosse Nadine’ est un vin de France 100 % chenin issu du terroir des Coteaux de Layon.
Elle n’a été produite qu’en 2010, 2011 et 2015.
Philippe Delmée réalise cette cuvée avec pour seule motivation son plaisir car la prise de risque de sa réalisation implique une possible non-rentabilité.
C’est le millésime 2011 (11) qui nous retiendra.
Liquoreux, il l’est incontestablement  : les raisins ont été vendangés en novembre, avec un peu de botrytis mais surtout beaucoup de passerillage, ce qui confère de l’acidité à ce vin, acidité ‘soutenant’ les quelques 360 grammes de sucres résiduels.
La vinification en a été assurée de manière inusuelle, en quelque sorte dans le désordre : un an de cuve puis un an de barrique de 220 litres, sans ouillage. Le vin ne s’est néanmoins pas oxydé.
A la mise en bouteille  : ni filtration, ni ajout de SO2.

La robe épaisse mais peu soutenue évoque le caramel, la rouille.
Le nez développe des nuances de blague à tabac, de sucre brun, cassonade, de raisin de Corinthe.
Le palais est dense, sur un raisin très mûr (forcément) avec une longue acidulité évoquant la groseille. A savourer à petites lampées, d’autant plus que le vin supporte allégrement plusieurs jours d’ouverture.

‘La Grosse Nadine’ s’accorde parfaitement avec la fraise déclinée sous bien des formes : nature, avec chantilly et/ou glace vanille, en tartelette, yaourt ou mousse, ou encore nappée de chocolat.

Oubliez la en cave pour mieux la redécouvrir au fil des ans.

01. Soit les communes d’Aubigné-sur-Layon, Beaulieu-sur-Layon, Brigné, Chalonnes-sur-Loire, Champ-sur-Layon, Chanzeaux, Chaudefonds-sur-Layon, Chavagnes, Cléré-sur-Layon, Concourson-sur-Layon, Faveraye-Mâchelles, Faye-d’Anjou, La Fosse-de-Tigné, La Jumellière, Martigné-Briand, Nueil-sur-Layon, Passavant-sur-Layon, Rablay-sur-Layon, Rochefort-sur-Loire, Saint-Aubin-de-Luigné, Saint-Lambert-du-Lattay, Saint-Georges-sur-Layon, Tancoigné, Thouarcé, Tigné, Trémont, Les Verchers-sur-Layon.
02. Encore appelé pineau de Loire.
03. On fait ici l’impasse sur les A.O.P Coteaux du Layon avec une des six dénominations géographiques communales avec ou sans la mention complémentaire ‘sélection de grains nobles’, ou encore la dénomination géographique communale ‘premier cru’ Chaume.
04. Considérant n° 27 du règlement (C.E.) n°479/2008 portant organisation commune du marché vitivinicole.
05. Les critères de distinction sont en réalité plus nombreux : voir l’article 34.1 du règlement (C.E.) n°479/2008.
06. Considérant n° 7 du règlement (C.E.) n° 607/2009 de la Commission du 14 juillet 2009 fixant certaines modalités d’application du règlement (C.E.) n° 479/2008 du Conseil en ce qui concerne les appellations d’origine protégées et les indications géographiques protégées, les mentions traditionnelles, l’étiquetage et la présentation de certains produits du secteur vitivinicole.
07. Article 7 du règlement (C.E.) n° 607/2009.
08. Source : http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/memo15viticult.pdf
09. Il est associé depuis octobre 2015 avec Aurélien Martin sous la G.A.E.C. ‘les Goélands’.
10. http://www.enjoueconnection.fr/ : « Le collectif de vignerons ‘En Joue Connection’ s’est créé en 2011, suite à une vague d’installations de jeunes passionnés en Anjou. Ces hommes et ces femmes partageaient une valeur commune : le respect du vivant. Aussi, tous les adhérents de l’association s’engagent-ils à respecter les principes de l’agriculture biologique ».
11. Bouteille de 50 cl. Taux d’alcool de 6 %. Millésime à décrypter sur l’étiquette via la mention ‘Lot GN 11′.


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Bodegas y Viñedos Alfredo Maestro Tejero cuvée ‘La Cosa/The Thing’ Vino de la Tierra de Castilla y León 2013

Coordonnées

Nom
Bodegas y Viñedos Alfredo Maestro Tejero
Adresse
Avenida Escalona, 42
47300 Peñafiel (Valladolid)
Téléphone
+(34) 687.786.742
Courriel
alfredo@alfredomaestro.com
Site
http://alfredomaestro.com/index.php/en/

La législation espagnole se décline en trois paliers  :
* Appellations d’Origine Protégées (Denominación de Origen Protegida) :

  • Denominación de Origen Calificada,
  • Denominación de Origen,
  • Vino de Calidad con Indicación Geográfica,
  • Vino de Pago Calificado,
  • Vino de Pago.

* Vino de la Tierra qui est une Indication Géographique Protégée (Indicación Geográfica Protegida),
* Vino de Mesa (01) soit un Vin Sans Indication Géographique (Vinos Sin Indicación Geográfica).

L’I.G.P. Vino de la Tierra de Castilla y León (02) se situe au nord-ouest de l’Espagne. Elle se caractérise par sa grande étendue géographique : elle couvre toutes les communes de la Communauté autonome de Castille et León (Comunidad Autónoma de Castilla y León), soit quasi 1/5 de la superficie du pays (03).

La production y est diverse : vinos blancos, vinos rosados, vinos tintos, vinos espumosos, vinos de licor (04), vinos de uva sobremadura (05) et vinos de aguja (06).

Parmi les variétés autorisées, le cépage blanc qu’est le muscat d’Alexandrie (moscatel de Alejandria) nous est plutôt connu comme entrant dans la réalisation des Vins Doux Naturels du Roussillon (Banyuls, Rivesaltes, Maury).

Le domaine est créé en 1998 lors de son retour d’Alfredo Maestro Tejero à Peñafiel – au coeur de la Ribera del Duero – où il est né.
Issu du monde de la finance, sans tradition viticole familiale, il se lance de sa propre initiative dans l’aventure du vin. Autodidacte, il lit, interroge les viticulteurs et oenologues d’expérience, collabore avec eux.
D’abord, il procède à l’achat de raisins puis de parcelles : ce qui était un passe-temps est devenu l’épicentre de sa vie.
Il vinifie au début selon les standards modernes.
Mais il se montre insatisfait et se dirige progressivement vers un processus désormais naturel faisant montre de plus de respect de l’identité du raisin et du sol, avec moins d’interventionnisme en cave, afin d’obtenir des vins authentiques, sans aucune correction ou ajout de produits chimiques.
Alfredo Maestro Tejero recherche la diversité, notamment par le biais de cépages indigènes régionaux (même s’ils ne sont pas à la mode) et des terroirs.

La cuvée ‘La Cosa/The Thing’  se décline en Vino de la Tierre de Castilla y León et provient d’un seul vignoble situé à Valtiendas, village de la province de Ségovie.
Le sol y est de roche et d’argile.
Cette cuvée est 100 % moscatel de Alejandria. Les ceps poussent à une altitude de 1.000 mètres et trouvent là ensoleillement le jour, fraîcheur la nuit.
La cuvée est un vino  dulce natural  (07).
Les vendanges manuelles se déroulent tardivement, en l’occurence fin octobre.
Les raisins sont pendus pied par pied pendant un mois pour obtenir via aération et déshydration une grande concentration des sucres.
La vinification opère en cuve inox, au moyen des levures indigènes. La fermentation alcoolique lente à basse température arrêtée pendant les mois d’hiver et n’est pas suivie d’ un élevage.

Le millésime 2013 (08) s’avère véritablement jubilatoire. La robe trouble tire vers l’orange. Le nez évoque les agrumes. L’acidulité au palais rend le vin gourmand. Ce qui ne gâche rien, la finale est longue, ce qui permet de profiter plus longuement de ce ‘bonbon’ au peps indéniable.

A siroter en grignotant un biscuit comme un sablé ou une cigarette russe.

(01) Ce qui correspond grosso modo aux anciens vins de table.
(02) En Castilla y León, outre l’unique I.G.P. Vino de la Tierra de Castilla y León sont reconnues en son sein douze D.O.P. :  Rueda,  Ribera del Duero, Toro, Bierzo, Cigales, Arlanza, Tierra del Vino de Zamora, Arribes, Tierra de León, outre Vino de Calidad de los Valles de Benavente, Vino de Calidad de Valtiendas et enfin Vino de Calidad de Sierra de Salamanca.
(03) Autrement dit : les provinces d’Ávila, Burgos, León, Palencia, Salamanca, Segovia, Soria, Valladolid et Zamora, pour une superficie de  94.000  km2.
(04) Soit, respectivement : vins blancs, rosés, rouges, mousseux, de liqueur.
(05) C’est-à-dire : raisin en surmaturité.
(06) Il s’agit d’un vin traditionnel – souvent rosé – produit dans quelques régions de Castilla y León.
(07) Mention spécifique traditionnelle espagnole concerne les vins de liqueur à Appellation d’Origine Protégée.
(08) Comme tous les millésimes de cette cuvée, le contenant est de 37,5 centilitres. Le millésime 2013 présente un taux d’alcool de 11 %. L’étiquette principale en est encore dessinée à la main.


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Clos Thou cuvée ‘Suprême de Thou’ Jurançon 2014

Coordonnées

Nom
Clos Thou - Henri Lapouble-Laplace
Adresse
245, chemin (de) Larredya
Quartier Guilhouret
64110 Jurançon
Téléphone
+33 (0)5 59 06 08 60
Fax
+33 (0)5 59 06 87 81
Courriel
clos.thou@wanadoo.fr

L’appellation  d’origine contrôlée Jurançon (01) est implantée dans le Sud-Ouest, plus précisément dans le bas du département des Pyrénées-Atlantiques, sur 25 communes (02) situées au sud et à l’ouest de la capitale du Béarn, entre les gaves (03) d’Oloron et de Pau.
Localisé sur le piémont nord des Pyrénées, en secteur de collines, le vignoble est relativement disséminé sur une large zone, essentiellement sur les hauts de coteaux en forte pente, et ce grâce à des plantations en terrasses. Les vignes s’insèrent au sein d’exploitation agricoles de polyculture-élevage traditionnel, jouxtant bois, prairies et cultures. Cependant, leur spécialisation vers la monoculture de la vigne, inexistante au début du XX° siècle, s’avère actuellement de plus en plus marquée.

L’appellation d’origine contrôlée Jurançon est réservée aux vins blancs tranquilles.

Traditionnellement, le vin a toujours été plus ou moins doux. Le style sec a vu le jour en raison – notamment – de la désaffection des consommateurs pour les vins de ce type pendant les décennies 1960-1970.

Le Jurançon fut l’un des premiers vignobles à bénéficier d’un statut d’A.O.C. en 1936, suivi des vins secs en 1975 et des vendanges tardives depuis 1995.
Il existe donc désormais trois appellations d’origine contrôlée (04) :
- Jurançon (05),
- Jurançon sec,
- Jurançon vendanges tardives (06).

Qu’est-ce qui les distingue ?
Très schématiquement, car il existe d’autres particularités, la teneur en sucres résiduels, laquelle répond aux valeurs suivantes :
- Jurançon suivi de la mention « sec » : inférieure ou égale à 4 grammes par litre,
- Jurançon : supérieure à 40 grammes par litre,
- Jurançon complété de la mention « vendanges tardives » : supérieure à 55 grammes par litre.

L’on s’attardera ici sur le seul Jurançon.

Les vins sont issus des cépages blancs suivants :
- cépages principaux : gros manseng, petit manseng,
- cépages accessoires : courbu, petit courbu, camaralet de Lasseube et lauzet (07).
Les vins sont issus d’un ou plusieurs cépages et ne peuvent être issus des seuls cépages accessoires.
Dans les assemblages, les cépages principaux sont majoritaires.

Pour éviter la morsure des gelées printanières, toutes les vignes sont cultivées en hautain, c’est-à-dire assez haut par rapport au sol.

Les vins sont issus obligatoirement de raisins récoltés manuellement, par tries successives.

En effet, le Jurançon se caractérise par une surmaturation tardive des cépages par passerillage (concentration du sucre dans les baies) sur souche.
L’un des facteurs – outre l’ensoleillement et les vendanges par tries successives – est le vent du sud de type « foehn » qui souffle en automne un jour sur trois en moyenne, amène chaleur et air sec et assure une bonne ventilation.

Quant au petit manseng (08), grâce à son acidité très élevée à maturité, il est adapté à l’élaboration des vins moelleux de Jurançon. La résistance de sa pellicule épaisse lui fait supporter le passerillage, apporte une bonne résistance à la pourriture grise et donc une forte aptitude à la surmaturité et à la concentration des sucres. Sucres et acidité se trouvent ainsi équilibrés.
Qui plus est, le petit manseng peut être peu productif (15 hl/ha).

Il est néanmoins à noter que l’enrichissement  (par sucrage à sec ou par concentration partielle des moûts) est autorisé.

La cave coopérative de Gan (08), créée en 1949, produit 60 à 66 % des volumes de l’appellation, le reste l’étant par une soixantaine de caves particulières.

Le clos Thou est un domaine familial – de quatrième génération – implanté au sud de Pau.
Il est converti en agriculture biologique en 2007, la certification FR-BIO-10 (09) étant obtenue en 2010.
Les vignes y sont orientées plein sud.

La cuvée Suprême de Thou Jurançon 2014 (10) est élaborée avec100 % de petit manseng vendangé fin novembre, début décembre.

Le nez ne manque pas de complexité : ananas, kiwi, fruit blanc très mûrs (cuit au barbecue), eucalyptus, poire, pomme cuite (compote).
Le palais s’imprègne d’une sucrosité toute en finesse sur une jolie acidité qui évolue vers de l’acidulité. Cette dernière enrobe, avec de la fraîcheur, Aussi, cette cuvée s’accordera avec un Gruyère Kaltbach A.O.C. – affiné en grotte de grès naturelle -  gras, corsé et fruité.
Ce vin n’est pas à boire trop frais afin qu’il s’exprime pleinement.
Déjà plaisant, on lui soupçonne un potentiel jusque 2020 à tout le moins.

Cette cuvée s’avère d’approche immédiate, simple mais précise.

1)    Le nom vient de la ville de Jurançon, commune limitrophe de Pau.
2)    En l’occurence Abos, Arbus, Artiguelouve, Aubertin, Bosdarros, Cardesse, Cuqueron, Estialesq, Gan, Gelos, Haut-de-Bosdarros, Jurançon, Lacommande, Lahourcade, Laroin, Lasseube, Lasseubétat, Lucq-de-Béarn, Mazères-Lezons, Monein, Narcastet, Parbayse, Rontignon, Saint-Faust et Uzos.
3)    Le gave est un cours d’eau issu des Pyrénées.
4)    Subtilité : si le nom de l’appellation d’origine contrôlée est obligatoirement suivi par la mention « sec » pour les vins répondant aux conditions de production, le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être complété par la mention « vendanges tardives» pour les vins répondant aux conditions de production spécifiques.
5)    Lorsqu’une bouteille porte simplement la mention Jurançon, c’est un moelleux.
6)    Cette mention traditionnelles est partagées avec les A.O.C. Alsace et Alsace grand cru quant à des vins issus de vendanges surmûries.
7)    Ces deux derniers cépages – originaires des Pyrénées – ne se trouvent plus qu’à l’état de traces.
8)    Ce cépage est lui aussi originaire des Pyrénées atlantiques.
9)    http://www.cavedejurancon.com/
10)    Bureau Veritas Certification France.
11)    13 %.


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Clos Basté Madiran 2011

Coordonnées

Nom
Philippe et Chantal Mur
Adresse
64350 Moncaup
Téléphone
+33 (0)5 59 68 27 37
Fax
+33 (0)5 59 68 27 37
Courriel
closbaste@wanadoo.fr

L’appellation d’origine contrôlée Madiran  est reconnue par décret en 1948.

Ce vignoble du Sud-Ouest est implanté sur les premiers contreforts pyrénéens, à quelques 40 kilomètres au nord-est de Pau, dans le pays dit du Vic-Bilh (01), à cheval sur trois départements : le Gers, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques (02). Plus précisément, la zone géographique se situe au sud et à l’ouest de l’Adour, dans le coude de sa rive gauche.

Elle s’étend sur un secteur de coteaux composé de quatre à cinq crêtes parallèles, orientées globalement nord-sud et dont l’altitude varie de 180 à 300 mètres.

La vigne est disséminée sur leurs pentes dans un système de polyculture vivrière (maïs) et d’élevage dont la place est prépondérante. Les versants les plus escarpés sont souvent boisés.

Depuis début 1980, la superficie du vignoble s’accroît et  occupe actuellement quelques 1 300 hectares (03), vinifiés quasi paritairement entre particuliers et coopératives.

L’appellation est réservée aux vins rouges tranquilles.

Les vins sont issus des cépages suivants :

- cépage principal : tannat,

- cépages accessoires : cabernet franc (04), cabernet-sauvignon et fer (05).

En cas d’assemblage, le cépage principal représente au moins 50 % des vins, sans maximum.

Les vins étant produits avec une dominante ou une exclusivité de tannat, les techniques utilisées pour la vinification sont en conséquence.

Ainsi, l’éraflage de la vendange est obligatoire.

D’autre part, les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 octobre de l’année qui suit la récolte (06) pour être mis en marché à destination du consommateur à partir du 01 novembre. Ceci permet aux tanins de s’adoucir avant commercialisation.

Au XVIII° siècle les cépages utilisés étaient peu nombreux :  fer et bouchy. S’est ajouté le tannat.

Depuis lors, ce cépage originaire du vignoble pyrénéen est devenu emblématique du Madiran.

Le terme vient de la langue d’Oc « tanat », de « tan/tanin », c’est-à-dire littéralement « tanné/de la couleur du tan », ce qui s’explique soit par sa richesse en tannin, soit par la couleur violacée de ses grappes.

En effet, le tannat colore autant qu’il structure : il confère une robe intense voire sombre alors que les vins se caractérisent par leur concentration et charpente.

Le clos Basté est situé à la frontière sud de l’appellation, dans le département des Pyrénées-Atlantiques et travaille en agriculture biologique : certification Qualité France (07).

La cuvée clos Basté 2011 (08) se particularise par le fait d’être 100 %  tannat.

Sans surprise, la robe est noire.

Le nez évoque l’encre, le bois, le marc de café.

Un vin certes austère en bouche, à la trame serrée mais délicate, ce qui lui confère de la distinction.

Suit une longue finale sur des tanins fins, des notes de fruits noirs mûrs, évoquant un élevage élégant.

Ce millésime présente un potentiel de vieillissement sur cinq années à tout le moins, ce qui permettra au vin de s’arrondir encore plus (09).

Un accord mets/vin ? Sans faire montre d’originalité, une garbure conviendra parfaitement. Mais pourquoi ne pas remplacer les manchons de canard confits par un jambonneau à l’ardennaise qui siéra parfaitement ?

(01) C’est-à-dire « Vieux pays » en Gascon. L’A.O.C. Madiran partage à l’identique son aire géographique avec l’A.O.C. Pacherenc du Vic-Bilh elle réservée aux vins blancs tranquilles

(02) Soit 37 villages autour de celui de Madiran : 3 dans le Gers, 6 dans les Hautes-Pyrénées, et 28 dans les Pyrénées-Atlantiques.

(03) Pour une production annuelle moyenne avoisinant les 61.700 hectolitres.

(04) Appelé localement bouchy.

(05) Le fer (-servadou) est également appelé pinenc ou couahort à Madiran. C’est l’équivalent du mansois à Marcillac et du braucol à  Gaillac.

(06) Sur ce point, les obligations ont évolué de manière significative. A l’origine, le vieillissement en barriques était d’au moins 33 mois. La durée a été réduite à 24 mois en 1959, 20 en 1962 et 12 en 1966, moment où le vin a eu le droit de vieillir en cuve ou en barrique.

(07) http://www.qualite-france.com/ (FR-BIO-10)

(08) 14,5 %.

(09) Dans l’optique d’un vieillissement, il est à noter que la cuvée est aussi disponible en magnum.


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Ginglinger Pierre Henri (Alsace)

Coordonnées

Nom
Domaine Ginglinger Pierre Henri
(Mathieu Ginglinger)
Adresse
33, Grand'Rue
68420 Eguisheim
Téléphone
+33 (0)3 89 41 32 55
Fax
+33 (0)3 89 24 58 91
Courriel
contact@vins-ginglinger.fr
Site
www.vins-ginglinger.com

Les Appellations d’Origine Contrôlée grand cru d’Alsace :
Elles sont actuellement au nombre de 51 (01).
Gage de qualité, les raisins y sont obligatoirement récoltés manuellement.
L’on s’attardera sur trois grands crus produits par le domaine, tous situés dans le département du Haut-Rhin.

Le grand cru Eichberg :
Il est reconnu en 1983.
Le «coteau des chênes », d’une superficie de 57,62 hectares, est implanté sur la commune d’Eguisheim, avec une exposition sud-est, à une altitude entre 220 et 340 mètres.
Le sol est marno-calcaire. Il est surmonté au pied du coteau par des colluvions de même nature, pouvant incorporer des éboulis et galets de grès. Les éboulis reposent sur une couche d’argile jaune. Le sol est parfois silicieux, assez argileux, riche en cailloutis.

Le grand cru Ollwiller :
Il est reconnu en 1983 (02).
Ollwiller est un hameau à la limite de la commune d’Hartmannswiller. D’une superficie de 35,86 hectares, implanté sur la commune de Wuenheim, il est d’exposition sud-est, à une altitude entre 260 et 330 mètres.
Le sol est sablo-argileux rougeâtre, avec parfois présence de marnes. Le sol se découvre plus sableux dans les zones de colluvionnement.

Le grand cru Pfersigberg :
Il est reconnu en 1992.
Le « coteau des pêchers », d’une superficie de 74,55 hectares, est implanté sur les communes d’Eguisheim et Wettolsheim, avec une exposition est/sud-est, à une altitude entre 220 et 340 mètres.
Le sol est marno-calcaro-gréseux. Le sol issu de cette roche mère est constitué d’un socle de roche calcaire dur, recouverts de galets calcaires de nature variée.

Le domaine :
Le village d’Eguisheim – fortifiée dès 1257 – s’est développé en cercles concentriques autour de son château du XIII° siècle.
Pour ce qui est de la lignée Ginglinger, tout commence en 1610, déjà à Eguisheim, mais en polyculture.
C’est en 2001 (03) que la douzième génération se met en place avec Mathieu, l’un des deux fils de Pierre-Henri et Marthe, qui – en 2011- agrandit la superficie à 15 hectares, dont 4,36 sur les A.O.C Alsace grand cru que sont l’Eichberg, le Pfersigberg et l’Ollwiller évoqués ci-dessus.
Stéphanie Ginglinger-Andlauer – son épouse – s’investit dans les pans relationnel et commercial.
Ce domaine familial (04) s’étend sur trois communes : Eguisheim et Herrlisheim (9 hectares) et, depuis 2011, Wuenheim (6 hectares).
A l’instar de l’Alsace, le domaine bénéficie d’un terroir varié (argilo-calcaire, argilo-sablonneux, calcaire, gneiss, granit, grès, sablo-caillouteux, schiste…).
La production annuelle moyenne avoisine les 100.000 bouteilles.
Indication intéressante fournie par le domaine sur la contre-étiquette : la sucrosité des diverses cuvée est notée sur une échelle de 1 à 9.
L’alliance de la tradition et de la modernité se manifeste entre autre par la présence sur la contre-étiquette d’un QR code renvoyant au site internet du domaine.

L’agriculture biologique :
Depuis 2001, les vignes sont officiellement conduites en agriculture biologique, contrôlées et certifiée par un organisme agrée par l’Etat, en l’occurrence Ecocert (FR-BIO-01) (5).
En réalité, les pratiques culturales qui existaient auparavant sont restées les mêmes : ainsi, la vigne n’était déjà ni traitée, ni désherbée.
La transition en fût d’autant facilitée que quasi toutes les conditions étaient réunies.

Les cépages cultivés :
Ils se déclinent comme suit :
- cépage rouge : pinot noir,
- cépages blancs : gewurztraminer, muscat blancs à petits grains, muscat ottonel, pinot auxerrois, pinot gris, riesling, sylvaner.

L’A.O.C. muscat d’Alsace :
L’appellation Alsace – ou vin d’Alsace – peut être complétée par la dénomination en usage muscat à la condition que les vins blancs tranquilles proviennent exclusivement des cépages :
- muscat blanc à petits grains,
- muscat ottonel,
- ou encore le rare muscat rose à petits grains (06).
Seuls les deux premiers nous retiendront.

Le muscat blanc à petits grains :
Il est appelé localement muscat d’Alsace. C’est l’équivalent du muscat de Frontignan.
Il aurait été mentionné pour la première fois en Alsace en 1510.

Le muscat ottonel :
Cépage blanc, cette variété a été obtenue en 1839 à Angers, multipliée et commercialisée à partir de 1852. C’est alors qu’elle arrive en Alsace.
Suivant analyse génétique, il est issu du croisement entre le chasselas et le muscat d’Eisenstadt.

Le pinot auxerrois ou auxerrois :
Ce cépage blanc (07) est parfois confondu avec le pinot blanc, étant par ailleurs bien souvent récoltés et vinifiés ensemble, pour être vendu sur la seule appellation Alsace suivi de la dénomination en usage pinot blanc. Il en est pourtant ampélographiquement distinct quoi que proche.
L’auxerrois résulte du croisement du pinot noir et du gouais blanc.
Il serait originaire de la Lorraine voire du Luxembourg, et non du chef-lieu du département de l’Yonne, comme son nom pourrait le laisser à penser.
Sa dénomination se rapporterait toutefois bel et bien à Auxerre : pour protéger le cépage lors de l’occupation allemande en 1939-1945, les vignerons lorrains l’aurait exporté dans des pépinières proches de la dite ville.
Son développement a été favorisé par la station de viticulture de Laquenexy (Moselle) ou, après 1914, les premières mentions y apparaissent dans les travaux et recherches. Après 1950, la station de recherches viticoles et œnologiques de Colmar a fortement incité – avec succès – à ce qu’il soit planté localement.

La vinification :
A l’exception du pinot gris grand cru Pfersigberg et du gewurztraminer grand cru Eichberg, les grands crus sont élevés en vieux foudres, tout comme les vins de cépage.
Les cuvées spéciales que sont ‘Ambre’ et ‘Rubis’ bénéficient d’un élevage moins classique, à la bourguignonne.

Les cuvées :
On distinguera :
- les crémants,
- les cuvées traditionnelles,
- les grands crus,
- les vendanges tardives et sélection de grains nobles,
- outre les deux cuvées spéciales mentionnées ci-dessus.
En voici le détail :
- A.O.C. Crémant d’Alsace.
* Crémant brut blanc (08-09). Assemblage de riesling (50 %), (pinot) auxerrois (40 %) et pinot noir (10 %),
* Crémant brut rosé (10).
- A.O.C Alsace.
* Pinot noir rosé. Issu d’une saignée de l’autre pinot noir. Macération de 6 à 7 jours,
* Pinot noir rouge. Récolté sur des parcelles des bans d’Eguisheim, d’Herrlisheim et de Wuenheim. Macération pelliculaire à froid en cuve inox pendant 3 jours suivie d’une fermentation alcoolique thermorégulée pendant 10 jours avec pigeages et remontages journaliers. Entonnage en vieux foudres de 20 hectolitres pour la fermentation malolactique et l’élevage,
* Cuvée ‘Rubis’ (11). Issue d’une vieille vigne au lieu-dit ‘Striebicher’, en bas de l’Eichberg. Le pinot noir a été sélectionné dès les vendanges, a effectué sa macération durant 15 jours pour ensuite être logé dans des barriques bourguignonnes changées tous les 3 ans, et ce durant 10 à 12 mois,
* Gewurztraminer,
* Gewurztraminer cuvée ‘Saint-Léon’. Issu de vieilles vignes plantées en 1963, 1969, 1978 et 1983 au lieu-dit ‘Falkenstein’ à Herrlisheim,
* Muscat,
* Pinot blanc (12),
* Pinot gris,
* Cuvée ‘Ambre’ (13). Assemblage de pinot gris et pinot auxerrois par moitié, totalement vinifié et élevé en fûts de chêne de 600 litres (14),
* Riesling. Issu d’un assemblage entres des parcelles au sol pauvre sur Eguisheim et d’autres au sol plus riche sur Herrlisheim, c’est un assemblage de toutes les parcelles qui ne sont pas en grand cru. Elles sont, dans la mesure du possible, vinifiées par parcelle. Les assemblages suivent.
* Riesling vieilles vignes (15),
* Sylvaner,
* Edelzwicker (16-17). Assemblage principalement de pinot auxerrois, pinot gris, riesling (18), sylvaner avec un appoint de gewurztraminer et muscat, dans des proportions variables.
- A.O.C. Alsace grand cru.
* Gewurztraminer grand cru Eichberg (19),
* Gewurztraminer grand cru Pfersigberg,
* Riesling grand cru Eichberg (20),
* Riesling grand cru Ollwiller (21),
* Pinot gris grand cru Ollwiller,
* Pinot gris grand cru Pfersigberg (22-23).
- A.O.C. vendanges tardives (24).
* Pinot gris vendanges tardives,
* Gewurztraminer vendanges tardives.
- A.O.C. sélections de grains nobles (25).
* Gewurztraminer sélection de grains nobles cuvée ‘Clair de Lune’(26).

Les projets :
Un nouveau crémant devrait voir le jour : un assemblage de riesling, pinot auxerrois, pinot gris et pinot noir élevés en demi-muids pendant deux ans.
Et qui sait : un passage en biodynamie ?

1. Pour plus d’informations sur l’ensemble des grands crus d’Alsace : http://www.vinsalsace.com/fr/
2. Peu de vignerons indépendants travaillent ce grand cru, lequel se trouve essentiellement vinifié par les coopératives que sont Wolfberger ou encore la Cave du Vieil Armand.
3. Le définitif passage de témoin s’est opéré voici quelques mois.
4. Le domaine fabrique ses eaux de vies à partir de ses propres fruits (mirabelle, quetsch, framboise, kirsch, poire) sans certification en agriculture biologique. Idem pour le marc (gewurztraminer), les liqueurs (poire, mirabelle, framboise) et les crèmes (cassis, 7 fruits rouges, pêches des vignes).
A noter également la possibilité d’y louer un gîte ou d’une chambre d’hôte : http://www.hameau-eguisheim.com/
5. Pour plus d’information sur Ecocert : http://www.ecocert.fr/
6. Il s’agit d’une mutation du muscat blanc à petits grains.
7. Il ne faut – bien évidemment – pas le confondre avec le cépage rouge appelé auxerrois dans le Quercy et plus particulièrement à Cahors, qui n’est autre que le malbec ou cot.
8. Moins de 2 grammes de sucre par litre.
9. Cette cuvée est également mise en magnum.
10. Cette cuvée n’est plus produite actuellement par manque de pinot noir. Elle devrait être prochainement remplacée par une nouvelle cuvée décrite dans la rubrique ‘les projets’.
11. Cuvée produite depuis le millésime 2004.
12. Il s’agit en réalité d’une cuvée 100 % pinot auxerrois.
13. Cuvée produite depuis le millésime 2004.
14. Appelés ‘demi-muids’.
15. Issue de vieilles parcelles sur Eguisheim, cette cuvée n’est plus produite.
16. La dénomination en usage complémentaire ‘edelzwicker’ dénomme des vins blancs tranquilles exclusivement. Au Moyen-Age et jusqu’à l’arrivée du phylloxera, les cépages se cultivaient en mélange. Les vins qui en étaient issus étaient appelés ‘zwicker’ (ce qui se traduit par assemblage). Ensuite, avec l’appoint des cépages dits nobles que sont le riesling, le muscat, le pinot gris ou le gewurztraminer, la dénomination en usage complémentaire à l’A.O.C. est devenue ‘edelzwicker’ (‘edel’ signifiant noble, la précision visant à marquer la présence de tels cépages remplaçant ceux dits gros producteurs). Il n’y a aucune contrainte de pourcentage dans l’assemblage (au contraire de cet autre assemblage en vin blanc tranquille qu’est le ‘gentil’). Les cépages peuvent être vinifiés ensemble ou séparément. La mention du millésime est par ailleurs facultative.
17. Mise en bouteille de 100 centilitres.
18. Il s’agit des parcelles de riesling non classées en grand cru et qui n’ont pas été utilisées pour le riesling ‘tradition’.
19. Production annuelle moyenne : 1.000 litres.
20. Sol argileux majoritairement, et calcaire.
21. Sol argilo-sablonneux.
22. Sol à dominante calcaire.
23. Production annuelle moyenne : 800 litres.
24. Les vins blancs tranquilles bénéficiant de la mention ‘vendanges tardives’ sont issus obligatoirement de raisins récoltés manuellement. L’indication du millésime est obligatoire. Ils doivent respecter un élevage minimum de 18 mois. Seuls sont autorisés les cépages gewurztraminer, muscat à petits grains, muscat ottonel, pinot gris et riesling. La richesse en sucre des raisins oscille entre 257 et 235 grammes par litre de moût suivant le cépage.
25. Les vins blancs tranquilles bénéficiant de la mention ‘sélection de grains nobles’ sont issus obligatoirement de raisins récoltés manuellement. L’indication du millésime est obligatoire. Ils doivent respecter un élevage minimum de 18 mois. Seuls sont autorisés les cépages gewurztraminer, muscat à petits grains, muscat ottonel, pinot gris et riesling. La richesse en sucre des raisins oscille entre 276 et 306 grammes par litre de moût suivant le cépage.
26. Mise en bouteille de 50 centilitres.


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Cascina degli Ulivi (Stefano Bellotti) cuvée ‘Filagnotti’ Gavi del comune di Tassorolo D.O.C.G. 2006.

Coordonnées

Nom
Cascina degli Ulivi Agriturismo Azienda Agricola
Stefano Bellotti
Adresse
Strada (della) Mazzola, 14
15067 Novi Ligure
Mobile
+39 34 07 44 97 17
Téléphone
+39 01 43 74 45 98
Fax
+39 01 43 51 01 55
Courriel
info@cascinadegliulivi.it
Site
www.cascinadegliulivi.it

La viticulture autour de la ville de Gavi est sans conteste ancienne : en témoigne le premier document, daté du 3 juin 972, conservé dans l’État de Gênes, dont l’évêque louait auprès de deux citoyens locaux des vignobles au lieu-dit Meirana.
L’appellation Gavi ou Cortese di Gavi est implantée dans le nord de l’Italie, en l’occurrence le sud-est du bas Piémont – province d’Alessandria – sur le territoire de 11 communes proches de Novi Ligure, dont Tassarolo.
(Cortese di) Gavi est reconnu comme Denominazione di Origine Controllata en 1974, et en tant que Denominazione di Origine Controllata e Garantita en 1998.
Sont concernés uniquement des vins blancs secs, de type tranquillo pour l’essentiel (01).

Le cortese est le cépage blanc unique de l’appellation (Cortese di) Gavi.
Ici aussi, l’ancienneté est incontestable. Ce cépage est mentionné dès 1659 : la présence de plantations de « vignes toutes de cortese » est relatée dans une correspondance entre le château de Montaldeo et le marquis Doria.
Appelé aussi entre autres ‘corteis’, ‘courteis’ ou ‘cortese bianco’, le cortese est considéré comme un cépage local, autochtone. Mais on le retrouve également en Lombardie et en Vénétie (dans ce dernier cas, sous le vocable ‘bianca fernanda’).

Cascina degli Ulivi (02) est une ferme biodynamique sise dans les collines de Novi Ligure, région dédiée aux vins.
En 1977, à 18 ans, Stefano Bellotti reprend la petite exploitation familiale d’un hectare de vigne.
Ce fermier-vigneron diversifie et accroit la production : fruits, légumes et céréales de variétés anciennes, élevage d’animaux se sont ajoutés. Dans cette biodiversité, l’activité viticole demeure néanmoins la plus importante (03).
Le domaine est travaillé en agriculture biologique quasi depuis le début. Stefano Belloti franchit le pas vers la biodynamie en 1984 pour l’ensemble de la production : c’est un des pionniers italiens dans la pratique de l’agriculture biodynamique agricole.
Les vignes sont enrichies au moyen d’engrais vert.
Les traitements sont limités à l’utilisation de quantités très modérées de sulfate de cuivre (en moyenne moins de deux kg/ha l’an) et de soufre.
Pas d’effeuillage, d’éclaircissage ou de vendange en vert.
Pas de substances chimiques de synthèse, d’additifs, d’artifices œnologiques ou d’enzymes.
Pas de soufre ajouté à la vinification. Néanmoins, pour quelques cuvées, il y a ajout infime de SO2 à la mise en bouteille.
Cascina degli Ulivi est membre des associations Demeter (04), Renaissance des Appellations (05) et Triple A (06).

Le mouvement italien Triple A lutte contre la standardisation et entend mettre en exergue l’empreinte du cépage, l’incidence du terroir et la personnalité du producteur.
Le label triple A renvoie à trois notions : agricoltori, artigiani, artisti.
Seul l’agriculteur qui cultive directement le cépage peut instaurer un rapport correct entre l’homme et la vigne, et obtenir un raisin sain et mûr, exclusivement au moyen d’interventions agronomiques naturelles.
Seul l’artisan peut réaliser une production viticole et œnologique qui ne modifie pas la structure d’origine du raisin et n’altère pas celle du vin.
Seule la sensibilité artistique d’un producteur peut faire naître un grand vin où les caractères du territoire et du cépage sont mis en évidence.

Pour ce qui est de la cuvée, il s’agit d’un Gavi D.O.C.G. 2006 dont les grappes sont récoltées sur la commune de Tassarolo et plus précisément en la località (lieu-dit) Filagnotti.
L’exposition y est plein sud-ouest.
Le sol est constitué d’argile rouge riche en fer.
Les vendanges s’opèrent manuellement en petites caisses.
Les levures sont indigènes.
Les grappes ne subissent aucune macération.
La vinification et l’élevage se déroulent en cuves d’acacia de 250 hectolitres, sur lies pendant 11 mois.
Le total du SO2 est de 16 milligramme/litre.

Globalement, ce vin tranquille se présente tout en délicatesse.
Le nez – subtil – s’avère évolutif, faisant montre d’une large palette aromatique.
Le vin se distingue par une matière franche, voire quelque peu oxydative. Dès lors, il accompagnera un plat gras. Qui plus est, osez le sur une viande rouge !
Ceci dit, il se boira également pour lui-même, en petites lampées gourmandes.
Ce millésime, déjà agréable, présente un potentiel de vieillissement certain.

Faut-il souligner que les 2007 et 2009 sont également superbes ?

1) Mais, outre les vins tranquilles, la réglementation permet aussi d’élaborer des vins de type frizzante, spumante, riserva ou encore riserva spumante metodo classico.
2) Ce qui se traduit par : ferme des oliviers.
3) En faisant référence à son exploitation, Stefano Bellotti utilise volontiers le terme ‘agriturismo’. Il faut en effet savoir qu’en outre, Cascina degli Ulivi propose également une restauration traditionnelle locale préparée pour l’essentiel avec les produits maison ainsi que la possibilité d’un hébergement.
4) Demeter : http://www.demeter.fr/
5) Renaissance des Appellations : http://renaissance-des-appellations.com/
6) Triple A : http://www.triplea.it/


Fiches Vin présentes dans la base de CavusVinifera

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Bornard Philippe cuvée ‘melon le Rouge-queue’ Arbois Pupillin blanc 2013

Coordonnées

Nom
Domaine Philippe Bornard
Adresse
Rue de la Croix-Bagier, 9
39600 Pupillin
Téléphone
+33(0)384661351
Courriel
bornard.philippe@akeonet.com

La commune de Pupillin est implantée dans le sud du canton d’Arbois (département du Jura).

Le toponyme Arbois est issu de deux mots celtes – ‘ar’ et ‘bos’ – signifiant ‘terre(s) fertile(s)’.

Le Comité National des Appellations d’Origine (devenu Institut des Appellations d’Origine en 1947) est créé en 1935.

Dès 1936, l’appellation Arbois figure parmi les premières Appellations d’Origine Contrôlées reconnues (concomitamment avec Cognac et Tavel).

Depuis 1970, Arbois peut être suivi de la dénomination géographique complémentaire Pupillin : c’est le seul village qui y est autorisé.

La zone géographique Arbois, sur la bordure occidentale du massif du Jura, fait partie de la région naturelle du Revermont. Pour les vins bénéficiant de la dénomination géographique complémentaire Pupillin, le sol se caractérise par de très fortes pentes marneuses.

Les vins bénéficiant de la dénomination géographique complémentaire Pupillin sont produits sur la seule dite commune.

On y élabore notamment des vins tranquilles blancs provenant uniquement ou majoritairement des cépages principaux que sont le chardonnay et le savagnin.

Philippe Bornard quitte la fruitière vinicole de Pupillin et travaille à son compte depuis 2005.

Il embraie de suite dans une optique d’agriculture biologique, bénéficiant de la certification Ecocert depuis 2013.

En réalité, la cuvée objet du présent article est issue du cépage melon à queue rouge, une ancienne variété locale de chardonnay dont la particularité est la rafle qui rougit en mûrissant. Rien à voir donc avec le melon de Bourgogne (ou muscadet).

Ce vin ouillé est longuement élevé en foudre.

La bouteille cachetée avec une cire orange-rouge  – qui occulte le traditionnel bouchon de liège – répond ainsi à l’étiquette.

Le vin s’avère difficile à cerner, les appréciations olfactives et gustatives variant sensiblement selon l’aération et la température de service (ne pas servi à la sortie du frigo !).

Au nez – très évolutif – dominent des fragrances florales (lamier blanc), un peu végétales. On y décernera du sucre candi, de la frangipane, du miel.

Une pointe de CO2 – pour autant qu’elle soit présente d’un flacon à l’autre – apporte aux papilles de la fraîcheur.

Ce qui dénote, c’est surtout cette acidulité soulignée d’une délicate sucrosité – discrètement omniprésente – en finale.

Difficile dans un tel cas de conseiller un accord mets-vin. Des scampis aux légumes chinois soulignés d’agrume ou de gingembre ? Une escalope de dinde poire, roquefort et cresson ?

A découvrir et redécouvrir dès à présent, pour bien en apprécier toutes les nuances.


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Domaine Jolly Ferriol – Isabelle Jolly et Jean-Luc Chossart (Roussillon)

Coordonnées

Nom
Domaine Jolly Ferriol
Isabelle Jolly et Jean-Luc Chossart
Adresse
Mas Ferriol
Route départementale 117
Mobile
00 33 (0) 6 13 22 96 73
Téléphone
00 33 (0) 9 50 20 27 95
Courriel
jollyferriol@gmail.com
Site
jollyferriol.fr

L’Appellation d’Origine Contrôlée muscat de Rivesaltes :

L’indication « muscat » complétait depuis 1936 la dénomination d’autres A.O.C. alors reconnues :

  • muscat de Banuyls,
  • muscat de Maury,
  • muscat de Haut-Roussillon,
  • muscat du Grand Roussillon,
  • muscat des Côtes d’Agly,
  • muscat de Rivesaltes.

Toutes les appellations seront ensuite regroupées sous l’appellation d’origine contrôlée muscat de Rivesaltes reconnue en 1956 (01) : elle est réservée aux vins blancs doux naturels.

Toute opération d’enrichissement est interdite. Seul le mutage du moût en cours de fermentation est autorisé (02).

Ceci a pour effet d’inhiber les levures et donc de stopper la fermentation alcoolique tout en conservant les sucres et en complétant le taux d’alcool du moût.

Ainsi, la teneur en sucre doit être supérieure ou égale à 100 grammes par litre et le volume d’alcool au minimum de 15 % après mutage.

Les cépages qui entrent dans sa composition sont le muscat à petits grains (03) et le muscat d’Alexandrie (04)(05).

L’appellation correspond à un amphithéâtre entre Corbières et Pyrénées, ouvert à l’est vers la mer Méditerranée et délimité par de hauts reliefs, en l’occurrence :

  • le massif du Canigou à l’ouest,
  • le massif des Albères au sud,
  • le massif des Corbières au nord.

Elle est implantée sur 89 communes du département des Pyrénées-Orientales et 9 communes limitrophes de l’Aude.

La zone est traversée, d’ouest en est, par trois fleuves : l’Agly, la Têt et le Tech.

Toutes les ères géologiques sont ici représentées et donnent naissance à des sols variés lesquels ont pour caractéristiques communes d’être peu profonds, très secs, pauvres en matières organiques, toujours très caillouteux et bien drainés naturellement.

Le climat est sec, chaud et très venté (06).

Le domaine :

Le domaine est implanté dans le Roussillon, à 15 kilomètres de Perpignan, 4 à l’ouest de Rivesaltes, au cœur de la vallée de l’Agly, sur sa rive droite. Il se situe au bord de la route des vins aux confins d’Espira de l’Agly, à la limite de Cases-de-Pène, au pied de la « Tour del Far » (07), surplombé par les « terres brûlées » du piémont des Corbières dont il est séparé par les vestiges du pont dit « romain » qui subsistent au bout des vignes du mas.

Il date du XVIIIe siècle. Il appartenait à la famille Ferriol. C’est l’une des plus vieilles propriétés viticoles représentative de l’architecture régionale.

Le domaine était à l’abandon depuis 50 ans de part l’absence d’héritiers à même de le reprendre et les vignes dès lors confiées à des fermiers en agriculture traditionnelle. Cette vaste demeure totalement dévastée nécessitait d’importants travaux : la végétation avait repris ses droits dans un habitat effondré.

Isabelle Jolly et Jean-Luc Chossart vivaient depuis plus de quarante ans à Paris.

Il travaillait dans l’informatique.

Une mère danseuse. Un père écrivain. D’origine catalane, elle prestait dans le domaine artistique (chorégraphe et professeur de danse et de gymnastique).

En 2003, Jean-Luc Chossart quitte son entreprise revendue en 2000, et prend une année sabbatique pendant laquelle se produit un déclic : le Roussillon qu’il connaît pour y passer l’une ou l’autre de ses vacances, les bars à vin qu’il fréquentait à Paris, son attrait pour les vins « propres ». Il se met donc en quête d’un domaine, en visitant plusieurs dizaines.

Finalement, ils achètent tout le mas en 2005 et en entament la rénovation en profondeur (vignes, chai, habitation…).

Il arrive en 2006 à 45 ans et suit une formation afin d’accéder au statut d’agriculteur et de vigneron, ce qui débouche sur un Brevet Professionnel Agricole obtenu à Rivesaltes. Il s’occupe du vin, de la vigne au chai.

Elle arrive en 2007, revenant dans sa région. Elle s’implique dans la restauration et les chantiers de la bâtisse.

La cave répartie sur deux étages, partiellement enterrée, assure une climatisation naturelle, particulièrement en été.

Plus particulièrement en ce qui concerne la modernisation et l’assainissement du chai, le couple a transformé les anciennes cuves en béton de grosse capacité en chambres froides et installé des cuves inox.

Des bonbonnes en verre (dites «dames-jeannes) y ont été retrouvées, témoins poussiéreux du patrimoine catalan que sont les vins de rancio, instillant l’idée de l’une ou l’autre cuvée à venir.

Les vignes ont été réaménagées en vue d’un travail en agriculture biologique car, dès le début, telles sont les pratiques pour toutes les cuvées. Tant il est vrai que fréquentant les bars de la capitale, Jean-Luc Chossart y aimait les vins sans levures exogènes, sans soufre ajouté, sans collage ni filtration. La certification ‘Qualité France’ est actuellement allouée (08).

Mais les vignerons entendaient aller plus loin dans leur démarche.

Les « Vins S.A.I.N.S. » :

Il a été fait appel aux services d’un oenologue pendant une seule année.

Nos deux vignerons ont ultérieurement adhérés à l’association des « vins S.A.I.N.S. » c’est-à-dire Sans Aucun Intrant Ni Sulfite (ajouté)(09).

Le déclic survient en 2012 lors d’une rencontre avec Jean-Pierre Robinot (vigneron dans la vallée du Loir)(10) et Catherine Vergé (vigneronne dans le Mâconnais)(11).

Les vins sont ainsi labellisés dans le respect d’une charte qui vise tous les aspects du métier (à la vigne et au chai) sur toute l’exploitation vinicole et pour toutes les cuvées.

En l’occurrence, dès lors que la qualité alimentaire optimale des raisins et des vins est l’exigence de l’association :

  • le vigneron s’adapte aux saisons,
  • quelles que soient les pratiques culturales et les labels, il ramasse manuellement des raisins mûrs exempts de tous produits chimiques de synthèses et moléculaires,
  • la transformation du jus de raisin en vin s’effectue naturellement et seulement par l’action des levures et des bactéries indigènes. Le vigneron élève ses vins sans utiliser, à aucun moment des différents processus de fermentations et de mise en bouteille, les produits de laboratoire ou les technologies visant à accélérer la stabilité ou la modification des jus : les sulfites et autres intrants œnologiques sont bannis.

Il est précisé que le vigneron cultive la vigne et élabore son vin.

Enfin, le vigneron respecte les consommateurs et plus généralement le public. Il ne ment pas sur l’ensemble de ses pratiques, et ce, à tout niveau de sa communication,

La vigne :

En 2006, la superficie est de 20 hectares dont 14 de vignes, essentiellement du muscat sur 7 hectares.

Les surfaces plantées connaîtront diverses modifications dont l’achat de 3 hectares de carignan.

Actuellement, le domaine s’étend sur 25 hectares de terres dont 10 hectares (12) de vignes quasi d’un seul tenant.

L’Agly forme une anse délimitant les terres sises au nord du mas, le sol présentant des caractéristiques variées :

  • sols argilo-caillouteux qui se gorgent d’eau sous la pluie, et  surtout
  • parcelles couvertes de pierres et marnes schisteuses qui par leur couleur noire reflètent le soleil et aident au mûrissement du raisin.

Les vignes sont cultivées comme dit ci-dessus selon les règles de la culture biologique. La vigne ne reçoit aucun traitement par désherbants, pesticides, engrais chimiques ou insecticides.

Les cépages travaillés sont :

  • le grenache noir, la syrah, le carignan, le maccabeu, le mourvèdre, le cabernet sauvignon,
  • le grenache gris, le muscat d’Alexandrie et le muscat petit grain.

Quant au mode de culture, la taille en gobelet est appliquée pour tous les cépages.

Les dates des vendanges sont décidées suivant le cycle lunaire.

Les vendanges se déroulent manuellement, en caissettes de 10 kilos avec tri à la vigne.

Les rendements sont de peu d’importance (s’étalant en l’occurrence entre 5 et 25 hectolitres à l’hectare, pour l’essentiel entre 18 et 25 hectolitres à l’hectare) pour une production de l’ordre de 200 à 5.000 bouteilles suivant les cuvées.

La vinification :

Le domaine produit comme dit ci-dessus des vins vinifiés naturellement, sans additif ni intrant œnologiques. Cette démarche impose une hygiène parfaite en remplaçant les procédés chimiques par des procédés physiques tels que maîtrise du froid et nettoyage à la vapeur d’eau. Cependant, ni pompe ni filtre mécanique ne sont utilisés.

Le raisin est entreposé en chambre froide pendant une journée à 6°.

Pressoir pneumatique.

Le raisin utilise ses propres levures indigènes pour la fermentation.

Les tonneaux utilisés sont tous d’origine bourguignonne et de plusieurs vins (pas de bois neuf).

Le vin n’est ni collé, ni filtré.

Il n’est pas sulfité (13).

A la mise en bouteille, le reste de gaz carbonique qui se dégage de la fermentation est utilisé pour protéger de l’oxydation.

Toutes les cuvées sont mises en bouteille à la propriété.

Les vins :

Quelques vingt cuvées au maximum sont produites selon le millésime (14).

  • « blablablanc ». Vin de France blanc sec tranquille. Cépages : 90 % grenache gris et 10 % maccabeu. Sol : marnes schisteuses. Vinification : préfermentaire à froid puis en barrique à basse température. Elevage : en cuve inox après fermentation malolactique. Rendement : 25 hectolitres par hectare. Production : 2.000 cols par an.
  • « Isadora ».Vin de France blanc sec tranquille. Cépage : 100 % maccabeu. Sol : marnes schisteuses. Vinification : préfermentaire à froid, puis en barrique. Elevage : 24 mois en barrique de 3 vins. Rendement : 20 hectolitres par hectare. Production : 1.200 cols par an.
  • « M. ». Vin de France blanc sec. Cépages : 80 % muscat petit grain, 20 % muscat d’Alexandrie. Sol : marnes schisteuses. Vinification : préfermentaire à froid puis en cuve inox à basse température. Elevage : en cuve inox après fermentation malolactique. Rendement : 25 hectolitres par hectare. Production : 1.500 cols par an.
  • « Pet’ Nat » (blanc). Vin de France blanc sec pétillant. Cépages : 50 % muscat petit grain, 50 % muscat d’Alexandrie. Sol : marnes schisteuses. Vinification : en cuve pendant 3 semaines. Elevage : mise en bouteille en cours de fermentation puis dégorgement manuel après 5 mois. Rendement : 20 hectolitres par hectare. Production : 4.000 à 5.000 cols par an (magnum : 500 cols par an).
  • « Muscat de Rivesaltes » (15). Muscat de Rivesaltes blanc vin doux naturel. Cépages : 50 % muscat petit grain, 50 % muscat d’Alexandrie. Sol : marnes schisteuses. Vinification : en cuve avec mutage. Elevage : en cuve inox à l’abri de l’oxygène. Rendement : 8 hectolitres par hectare. Production : 3.000 cols par an.
  • « Or du Temps » ou « Or du temps ». Muscat de Rivesaltes blanc vin doux naturel. Cépages : 50 % muscat petit grain, 50 % muscat d’Alexandrie. Sol : marnes schisteuses. Vinification : en cuve avec mutage à 5 % d’alcool vinique. Elevage : 36 à 48 mois en barrique dans une cave tempérée. Rendement : 5 hectolitres par hectare. Production : 200 cols par an.
  • « Jolly Rose ». Vin de France rosé sec tranquille. Conditions d’élaboration variables selon le millésime. Production : 1.200 cols par an.
  • « Pet’ Nat » (rosé). Vin de France rosé sec pétillant. Cépage : 100 % carignan. Sol : marnes schisteuses. Vinification : en cuve. Elevage : mise en bouteille en cours de fermentation puis dégorgement manuel. Rendement : 20 hectolitres par hectare. Production : 2.000 cols par an.
  • « Jolly Rouge ». Vin de France rouge sec tranquille. Cépages : 70 % grenache noir, 30 % carignan. Sol : marnes schisteuses. Vinification : en barrique pendant 2 à 3 mois. Elevage : en barrique de 3 ou 4 vins durant 12 mois minimum. Rendement : 25 hectolitres par hectare. Production : 2.000 cols par an.
  • « Néo… ». Vin de France rouge sec tranquille. Cépage : 100 % grenache noir. Sol : marnes schisteuses. Vinification : macération carbonique puis en cuve inox. Elevage : aucun. Rendement : 25 hectolitres par hectare. Production : 1.000 cols par an.
  • « Va nu pieds ». Vin de France rouge sec tranquille. Cépages : 70 % carignan, 30 % grenache noir. Sol : marnes schisteuses. Vinification : macération carbonique puis en barrique. Elevage : 6 à 12 mois en barriques de 3 vins. Rendement : 25 hectolitres par hectare. Production : 1.500 cols par an.
  • « Syrah ». Vin de Pays des Côtes Catalanes rouge sec tranquille. Cépage : 100 % syrah. Sol : marnes schisteuses. Vinification : macération traditionnelle puis en barrique. Elevage : 24 à 36 voire 48 mois en barrique de 3 à 4 vins. Rendement : 18 hectolitres par hectare. Production : 1.500 cols par an.
  • « Syrahre ». Vin de Pays des Côtes Catalanes ou vin de France rouge sec tranquille. Cépage : 100 % syrah. Sol : marnes schisteuses. Vinification : macération traditionnelle. Elevage : 24 à 48 mois en barrique. Rendement : 18 hectolitres par hectare. Production : 800 cols par an.
  • « Au fil du temps ». Vin de France blanc tranquille oxydatif (16). Cépages : maccabeu et grenache gris en proportion variable. Sol : marnes schisteuses. Vinification : en cuve puis insolation de 6 à 24 mois en dame-jeanne. Elevage : en barrique vidée partiellement chaque année (17). Rendement : 10 hectolitres par hectare. Production : 200 à 300 cols par an.
  • « Chai moi ». Côtes du Roussillon Villages rouge sec. Cépages : 35 % syrah, 35 % grenache noir, 30 % carignan. Sol : marnes schisteuses.  Vinification : macération traditionnelle du grenache et du carignan, foulage-égrappage de la syrah, puis en barrique de 3 à 4 vins pendant au moins 24 heures. Elevage : 24 mois en barrique de 3 à 4 vins. Rendement : 20 hectolitres par hectare. Production : 1.500 cols par an.
  • « Fait d’hiver ». Côtes du Roussillon Villages rouge sec. Cépages : 40 à 50 % syrah, 25 à 35 % grenache noir, 25 % carignan. Sol : marnes schisteuses. Vinification : macération traditionnelle puis en barrique de 3 à 4 vins. Elevage : 36 mois en barrique. Rendement : 20 hectolitres par hectare. Production : 1.500 cols par an.
  • « Passe-Temps » ou « Passe temps » (18). Rivesaltes ambré vin doux naturel. Cépages : 70 % maccabeu, 30 % grenache gris. Sol : marnes schisteuses. Vinification : en cuve avec mutage à 5 % d’alcool vinique. Elevage : 36 à 48 mois en barrique dans une cave tempérée. Rendement : 5 hectolitres par hectare. Production : 200 cols par an.

Quel projet ? :

2016 verra deux nouveautés.  Le domaine produira une cuvée à base de chenanson (19). Quant au « Jolly Rose », il sera produit avec du cabernet franc.

Pour le surplus, qui vivra verra dès lors que les travaux relatifs à l’habitat vont s’étaler encore sur nombre d’années.

  1. Outre la vinification en vin doux naturel, était à l’époque également autorisé le  muscat de Rivesaltes en vin de liqueur obtenu – pour faire simple – avec des moûts dans lesquels a été fait, avant toute fermentation, un apport d’alcool conservant au vin la totalité de sucre naturel de moût.
  2. Le mutage est réalisé par apport d’alcool neutre d’origine vinique titrant au minimum 96 % vol., dans la limite, évaluée en alcool pur, de 5 % minimum et 10 % maximum du volume du moût mis en œuvre.
  3. Appelé aussi « muscat blanc » ou « muscat de Rivesaltes ».
  4. Appelé aussi « muscat romain ».
  5. Ces cépages développent des notes aromatiques caractéristiques muscatées, dites  terpéniques.
  6. La tramontane – omniprésente – balaie la région un jour sur trois.
  7. En catalan « Torre del Far » signifie « La Tour du feu ». Il s’agissait d’une tour à signal permettant de communiquer par feu la nuit ou fumée le jour, faisant parti du système défensif mis en place dans le Roussillon. Cette tour se distingue en ce qu’elle surveille la plaine du Roussillon du haut d’une colline des Corbières, à Tautavel.
  8. Dans cette optique de respect de l’environnement, il est à noter qu’ont été installés une station d’épuration individuelle, un chauffage central au bois et un chauffe-eau solaire, l’eau étant fournie par deux puits.
  9. www.vins-sains.org
  10. Domaine les Vignes de l’Angevin à Chahaignes.
  11. Domaine Gilles et Catherine Vergé à Viré.
  12. Les dix hectares se répartissent comme suit : huit en propriété et deux en fermage (cabernet sauvignon et grenache gris).
  13. Sauf le muscat de Rivesaltes en ses millésimes 2006 à 2008, pour un SO2 total de 28 milligrammes par litre.
  14. Ainsi n’est plus produite la  cuvée « Jolly Blanc » : vin de France blanc sec tranquille. Cépages : 70 % grenache gris, 30 % maccabeu. Sol : argilo-caillouteux, marnes schisteuses. Vinification : préfermentaire à froid puis en barrique à basse température. Elevage : en cuve inox après fermentation malolactique. Rendement : 25 hectolitres par hectare. Production : 2.000 cols par an. Elle a été remplacée par « blablablanc ».
  15. Le muscat de Rivesaltes n’est plus produit depuis le millésime 2009. Les muscat petit grain et d’Alexandrie servent désormais au pétillant naturel blanc.
  16. De type rancio sec.
  17. De type solera.
  18. Le dernier millésime produit est 2009.
  19. Ce cépage noir a été obtenu en 1958 par l’I.N.R.A. de Montpellier en croisant grenache noir et jurançon noir. Il est inscrit depuis 1978 au Catalogue officiel des variétés de vigne de cuve.

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